Pourquoi le port d'un appareil de protection respiratoire est-il contraignant ?

Nos services 06/11/2018

Amiante : pourquoi le port d'un appareil de protection respiratoire est-il contraignant ?

Des chercheurs québécois (Université du Québec à Montréal et IRSST) ont réalisé une étude sur les contraintes physiologiques et physiques associées au port d'un appareil de protection respiratoire (APR) selon l'intensité physique et la température ambiante. Dans le cadre d'un congrés annuel au Canada, ils viennent de publier une synthèse de leurs résultats

Il ont utilisé pour cela un demi-masques à filtre P100 réutilisable. Les conditions avec et sans APR ont été évaluées lors d'un test d'effort progresssif sur un tapis roulant à différente température ambiante avec un taux d'humidité constant.

Ces tests ont confirmé que le port d'un APR engendre une fréquence respiratoire supérieure à une activité sans son port. La raison pourrait en être la suivante : des concentrations en O2 et CO2 modifiées à l'intérieur du masque.

Ainsi, la concentration en oxygène (O2) a été mesurée bien inférieure à l'intérieure du masque qu'à l'extérieur. Un résultat inverse a été détecté pour la concentration en CO2. Ces résultats, d'après les chercheurs, engendreraient une augmentation de la fréquence respiratoire permettant d'augmenter ainsi la ventilation (= "retrouver de l'oxygène" pour le porteur de l'APR).

L'équivalent américain du Ministère du Travail recommande de ne pas descendre sous la barre des 19.5 % de O2 à l'intérieur du masque (des concentrations à 17.5 % d'O2 ont été mesurées à l'intérieur des APR lors des tests québécois). Pour mémoire, le taux usuel d'oxygène dans l'air ambiant est de 21 %.

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