Suivi médical des travailleurs exposé à l'amiante : les recommandations des médecins du travail

Nos services 20/04/2022

Les recommandations des médecins du travail pour le suivi des travailleurs exposés à l'amiante

La Société Française des Médecins du Travail (SFMT) vient de publier des recommandations pour le suivi médical des travailleurs exposés à l'amiante ou au plomb.

Le document de la SFMT

La SMFT vient de publier un fascicule intitulé "Rôle des SPST pour la traçabilité des expositions".

L'objectif de ce document est de fournir des recommandations "précisant le cadre juridique, délimitant le rôle des Services de Prévention et de Santé au Travail et effectuant des recommandations sur la mise en oeuvre des visites en vue d'un suivi post-exposition ou post-professionnel". Il fait notamment suite au renforcement réglementaire de certaines visites médicales.

Les recommandations des médecins du travail pour le suivi des travailleurs exposés à l'amiante

Dans ce document sont visés les travailleurs bénéficiant d'un SIR (Suivi Individuel Renforcé). Sont concernés les travailleurs du BTP, certains travilleurs de l'industrie, les agents de maintenance, les opérateurs de répérages amiante, etc.

La SMFT indique que "leurs recommandations ciblent prioritairement les bénéficiaires parmi ses salariés ceux étant exposés à l'amiante et au plomb" (notamment), car "tous les SIR actuels ne sont pas de nature à pouvoir engendrer un risque de maladies de survenue différée".

Lors de l'"état des lieux", obligatoire réglementairement, la SFMT recommande également que "certaines expositions, non mentionnées explicitement dans l'article L. 4161-1 du Code du Travail, pourront amener le médecin du travail à compléter cet état des lieux quand le travailleur a été exposé à l'amiante ou au plomb" (entre autres).

Elle indique également que "sur la tenue du dossier médical en santé au travail (DMST), il est prévu que toutes les données recueillies lors des actions en entreprises alimentent le DMST" , comme par exemple un "diagnostic amiante".

Enfin elle rappelle que "si le médecin du travail repère des expositions ayant pu survenir sur des postes antérieurs et susceptibles d'entraîner des effets à distance, il est recommandé de faire l'état des lieux de ces expositions complémentaires". Elle donne un exemple pour étayer ses propos : un maçon convoqué à une visite médicale car exposée à la silice. Lors d'un entretien, le salarié rappelle au médecin qu'en début de carrière, il a travaillé dans une autre entreprise qui faisait très régulièrement de la démolition. Dans ce cadre, une exposition à l'amiante parait probable, mais n'est pas tracée dans le DMST. Le "médecin, parce qu'il est médecin du travail, doit tracer dans l'état des lieux" l'exposition à la silice, mais aussi à l'amiante.

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